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LA UNE DE LA SEMAINE
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NOS DERNIÈRES ACTUALITÉS

22/10/2020

Edito : La France que j'aime

Vendredi soir, en apprenant l’assassinat barbare et odieux d’un professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty – pour qui j’ai une pensée, ainsi qu’à sa famille – j’ai été saisi d’effroi, d’incompréhension et de colère. En effet, impossible de comprendre comment, en 2020, la mort peut être donnée à un enseignant sous prétexte que certains soient choqués des programmes scolaires sur la liberté d’expression. Cette liberté d’expression, j’en jouis chaque jour en interpellant nos élus, en m’exprimant librement sur tel ou tel sujet, que ce soit à travers mes éditos ou mes prises de décisions. Bref, cette liberté d’expression, nous devons en faire tous un socle de notre démocratie.

Derrière la liberté d’expression, c’est directement la liberté d’apprendre et d’enseigner qui était visée, et le droit à chacun de s’instruire. La France, celle que j’aime est un pays où le respect des opinions des autres doit permettre de vivre ensemble. Un pays où j’ai le droit de croire, ou pas, à un dieu que j’ai la liberté de choisir. Un pays où je peux vivre comme je l’entends dans le respect de notre diversité. Un pays qui sait accueillir les plus vulnérables lorsqu’il s’agit du dernier recours. Mais aussi un pays qui doit se montrer ferme et impartial dans cette lutte contre l’islamisme politique car, demain, je souhaite que mes enfants, mes petits-enfants, puissent choisir leur mode de vie sans être contraints de penser de telle ou telle manière, et puissent encore dire à leur tour : «la France, ce pays que j’aime». 

Et pour finir, je citerai Martin Luther King : «Seule la lumière peut chasser l’obscurité». 

Philippe Clément, président de la FDSEA 88

20/10/2020

Edito : La vache qui rit, plus pour longtemps ?

L’information n’a pas fait grand bruit, et c’est mieux ainsi. Pour autant, elle m’a interpelé. Le Groupe Bel, et sa célèbre vache aux boucles d’oreilles légendaires, va lancer une production de «fromage» sans lait. Ce ne sera donc pas du fromage. Et nous dans tout ça, producteurs, avons de plus en plus de mal à trouver nos repères, les envies de nos concitoyens changent aussi vite que la météo, et il compliqué pour nos productions agricoles de s’adapter à ce nouveau monde.

Ce qui est insupportable, c’est l’argument environnemental continuellement utilisé : «nous allons sauver la planète en diminuant l’élevage». Baliverne ! C’est au contraire en encourageant l’élevage que nous allons la sauver, mais bien sûr pas n’importe quel élevage : NOTRE élevage. Local, valorisant nos prairies, véritable puits de carbone (80 tonnes de CO2 stockées à l’année sur un hectare de prairie), et également source de biodiversité colossale. Notre élevage fixe de l’économie par le bais de nos exploitations, de nos entreprises de l’agroalimentaire, surtout ici dans les Vosges. Il façonne aussi, structure, dessine, nos jolis paysages vosgiens.

Nos collectivités territoriales ont un rôle essentiel à jouer en privilégiant les productions locales et françaises, quitte à modifier les conditions d’appel d’offres pour la restauration hors domicile (cantines scolaires). Le consommateur aussi, s’il veut œuvrer pour son environnement, doit se rendre compte qu’un steak, un fromage, produits à côté de chez lui, sont largement moins émetteurs de CO2 qu’une galette de soja importée d’Amérique du Sud à grands coups de déforestation. Il doit aussi savoir que les appellations steak et fromage sont encadrées par la loi, et qu’il y a tromperie sur la marchandise lorsque ces termes sont utilisés sur des denrées végétales.

Reprenons en main notre communication, montrons que nos produits sont vertueux, et que l’intégrisme vert qui s’empare d’un certain nombre est une grave erreur d’appréciation. La bataille n’est pas perdue, prouvons à nos concitoyens que l’agriculture est une solution environnementale et non un problème.  

Philippe Clément, président de la FDSEA 88

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