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PSN, PAC : les organisations agricoles mesurées sur les déclarations du ministre

31/05/2021

Les réactions aux déclarations du ministre de l’Agriculture qui présentait, le 21 mai, les grandes orientations du Plan stratégique national qui va décliner la PAC 2023-2027 sur le territoire français n’ont pas tardé. A des degrés divers, elles saluent les premiers arbitrages, mais demandent que des efforts supplémentaires soient réalisés.


La FNSEA a été la première à réagir aux propos du ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie. Dans une conférence de presse en visio, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a parlé de « premiers arbitrages en demi-teinte ».  Certaines orientations semblent convenir au syndicat majoritaire comme la volonté affichée de reconquérir une souveraineté alimentaire qui s’était effrité au cours de réformes précédentes. Christiane Lambert a salué le plan protéines qui permet de passer « d’aides statiques, à des aides plus dynamiques ». Elle qualifie « d’orientations majeures » le  plan protéines pour le développement des cultures de protéagineux et de légumineuses fourragères et le renforcement de la structuration des filières par des programmes opérationnels.

« Sacrifiés »

De même, la présidente de la FNSEA salue l’appui affiché du ministre pour renouveler les générations en souhaitant augmenter de 50 % les montants dédiés au paiement JA, ce qui consolide l’enveloppe à hauteur de 101 millions d’euros (M€). Sur ce point, les Jeunes agriculteurs ont fait savoir que cette annonce constituait une « réponse notable à cet enjeu », mais une « première réponse à poursuivre », ont-ils nuancé. « Il est désormais nécessaire de transformer l’essai en mettant les contributions nationales (Etat et Régions) à la hauteur des engagements sur le Feader pour apporter une réponse pleine et entière. Sans cela, le travail mené restera vain », a réagi JA dans un communiqué. La FNSEA a également trouvé « intéressant » l’accompagnement des Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) à hauteur de 250 M€, notamment à destination des zones à faible potentiel agronomique. Un sentiment également partagé par JA et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA). Cette dernière se félicite de l’attribution d’une enveloppe initiale de 22 M€ dédiée spécifiquement à la mesure de transition dont elle est « à l’initiative », précise-t-elle dans un communiqué. Dans leur ensemble,  les organisations professionnelles agricoles  (OPA) saluent « une trajectoire de convergence raisonnable à 85 % », à l’exception toutefois de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) qui y voit « le travail de sape des exploitations de petite taille qui constituent la majorité des fermes laitières ». Les éleveurs laitiers n’entendent pas être « encore sacrifiés, comme ils l’ont été lors des précédentes PAC », a dénoncé la FNPL dans un communiqué.

Christophe Soulard

Lire l'article détaillé dans Le Paysan Vosgien du 4 juin.