NOS ACTUALITÉS DÉPARTEMENTALES

Installation du Conseil Départemental des Vosges : La vie en Vosges à l'horizon 2027

09/07/2021

L’ordre des membres de la commission permanente a été désigné lors de la séance d’installation de nouvelle assemblée départementale qui avait lieu le 1er juillet. François Vannson a été reconduit au poste de président du Département pour une nouvelle mandature.

Suite à l’issue du second tour des élections départementales, le Conseil départementale des Vosges tenait sa séance d’installation de la nouvelle assemblée. Sans surprise, François Vannson président sortant et seul candidat à sa succession a été réélu à la tête du Conseil départemental des Vosges lors de la session d’installation de la nouvelle assemblée. François Vannson a été élu par 29 voix, 4 votes blancs et un nul. C’est donc d’une seule voix que la majorité s’est exprimée.  Président du département depuis 2015, il garde son siège jusqu’en 2027. «Avec l’assemblée sortante, nous avons traversé 6 années intenses en actions, réactions, réflexions et en prospections. Nous avons mené à bien le plan Vosges 2015-2021 qui s’est déroule dans de bonnes conditions pour dynamiser, aménager et développer notre département» a-t-il déclaré. Ce n’est pas vers le passé mais vers l’avenir que souhaite se tourner le président dorénavant avec un nouveau pla, qui sera bientôt présenté et qui devrait fixer la trajectoire de l’avenir du département des Vosges.  

Relever les défis du département

Pour cette mandature 2021-2027, François Vannson, face à la nouvelle assemblée départementale, a rappelé qu’il était plus que jamais nécessaire de faire preuve de détermination, de courage, d’imagination, de créativité et de prospective. «Nous devons moderniser notre département, renforcer notre attractivité en partenariat avec les communautés d’agglomération et l’ensemble des collectivités rurales. C’est ensemble que nous relèverons les défis qui nous attendent : l’économie, l’environnement, l’attractivité du département et l’avenir de notre jeunesse». Il prévient toutefois que «les dotations d’Etat en faveur des départements ne doivent pas être la variable d’ajustement budgétaire des différentes lois de finance qui essayent de faire avaliser la volonté gouvernementale de réformer notre pays. Les départements doivent conserver toute leur place dans l’organisation territoriale de notre pays et de notre république». Pour le président, l’objectif de cette mandature à venir se résume ainsi : «construire ensemble l’avenir en Vosges».

 

Matthieu PALMIERI

Le Paysan Vosgien

 

Désignation des membres de la commission permanente :

Vice-présidences :

1.      Caroline Privat-Mattioni (Jeunesse, culture, collège et sport)

2.      Simon Leclerc (Associations et collectivités)

3.      Nathalie Babouhot (Administration, finances et SDIS)

4.      Franck Perry (Economie, tourisme, agriculture et forêt)

5.      Ghislaine Jeandel-Jeanpierre (Enfance, famille, autonomie)

6.      Benoît Jourdain (Environnement et logement)

7.      Véronique Marcot (Patrimoines et routes)

8.      Jérôme Mathieu (Communication et usages numérique)

9.      Carole Thiébaut-Gaudé (Actions sociales territoriales et insertion)

10.  Williams Mathis (Mobilités)

Autres délégations spéciales :

Régine Bégel (environnement) ; Alain Roussel (forêt) ; Dominique Peduzzi (Montagne) ; Valérie Jankowski (questeur). 

Intempéries dans les Vosges : De lourds dégâts sur les cultures

09/07/2021

Un orage de grêle d’une rare violence a surpris les vosgiens mardi 29 juin, et plus particulièrement les agriculteurs dont les parcelles se trouvaient sur son passage depuis la Haute-Saône, en passant par Plombières, le Val d’Ajol, jusqu’au secteur de Saint-Nabord et Bruyères. Une cellule d’urgence et d’ores-et-déjà mise en place.

Suite à ces intempéries, la FDSEA, JA, et la Chambre d’Agriculture des Vosges ont souhaité réagir rapidement en se rendant sur le terrain pour constater les dégâts. Les élus des trois structures se sont retrouvés, le mercredi 30 juin, sur l’exploitation d’Eric Henry au Val d’Ajol particulièrement touché par cet orage de grêle. Tous les agriculteurs touchés étaient invités pour échanger et évoquer les conséquences de cet épisode et les solutions à mettre en place. «Il va falloir recenser les besoins dans un premier temps» note Philippe Clément, président de la FDSEA 88, tandis que Jérôme Mathieu, président de la Chambre d’Agriculture des Vosges, assure «on mobilisera tout ce qui est mobilisable pour faire face à cet épisode météorologique d’une rare violence». Une cellule d’urgence a d’ailleurs été mise en place afin de recenser les besoins, particulièrement en fourrages, ainsi que les offres (lire l’encadré). La question des assurances et indemnisations se pose également.

L’orage de grêle du 29 juin dernier a engendré des dégâts importants autour de la RN 57 depuis la Haute-Saône jusqu’à Saint-Nabord. Les dégâts concernent les foins non récoltés et les regains de quatre semaines avec une végétation hachée et au sol. La fauche s’avère difficile puisque l’herbe est plaquée au sol. Les maïs sont également hachés et broyés, tandis que les cultures de plein champ sont très impactées.

«Je n’ai jamais vu cela en 17 ans de métier»

Suite à ce violent épisode météorologique, le préfet des Vosges, Yves Séguy, a également souhaité aller à la rencontre des agriculteurs touchés, accompagné par les représentants du monde agricole. Premier passage sur une parcelle de Vincent Mangin, maraîcher à Saint-Nabord, particulièrement impactée par ce que l’on nomme un «couloir de grêle». Producteur de fruits et légumes depuis 2014 en vente directe, le maraîcher témoigne n’avoir «jamais vu un orage d’une telle violence en 17 ans de métier». Des dégâts particulièrement localisés sur une parcelle où il cultive des haricots, pommes de terre et poireaux. «Pour les poireaux, il s’agira surtout d’une perte sur le volume, mais les plants qui démarrent devraient repartir si le soleil est de la partie. Cela n’empêche que les plantes sont stressées et qu’il est difficile de prévoir à ce stade les risques sanitaires comme le mildiou si la pluie continue. Il va y avoir de la casse» ajoute Vincent Mangin. Le Préfet n’a pu que constater l’ampleur des dégâts, notamment des haricots verts complètement broyés et hachés. «C’est un produit phare de l’été, malheureusement j’estime la perte à 50% voire 90% si le soleil n’est pas de retour» regrette le maraîcher. Le constat est encore pire sur les pommes de terre, «je pars du principe qu’il n’y aura pas de récolte cette année». Une surface de 1,5ha sur 3ha impactée en pleine terre pour les pommes de terre. L’enjeu économique est de taille avec une perte directe estimée à 15.000€, et une perte indirecte plus difficile à définir : «s’il manque des produits sur la durée, les consommateurs vont aller voir ailleurs. Il risque d’y avoir encore des pertes de chiffre d’affaires». Le producteur qui avait prévu d’investir dans du matériel et de continuer à développer son exploitation avoue avoir «tout bloqué. Je freine les investissements. Tout comme il ne sera pas possible d’embaucher des saisonniers pour la récolte de haricots». 

Lire l'article complet de Matthieu PALMIERI dans Le Paysan Vosgien du 9 juillet.

Edito : PAR TOUTATIS !

02/07/2021

Edito de Philippe CLEMENT, président de la FDSEA 88 suite aux intempéries du 29 juin dernier
PAR TOUTATIS !
Comme le craignaient nos ancêtres gaulois, ce mardi, le ciel nous est tombé sur la tête ! Pour un certain nombre d’entre nous, plus particulièrement du côté Est du département, sans oublier pour autant la partie extrême Ouest de la semaine dernière, cette année sera encore, malheureusement, marquée par des évènements climatiques exceptionnels. Nous nous sommes donc rendus, avec la Chambre d’agriculture et JA88, sur le terrain dans le secteur du Val d’Ajol afin de constater l’ampleur des dégâts mais aussi, et surtout, accompagner les exploitants concernés et trouver, si le besoin en est, les solutions à apporter. Nous allons mettre en œuvre via notre association Appro Fourrages Vosges une cellule d’urgence afin de recenser les besoins de tous ces secteurs, particulièrement en fourrage, ainsi que les offres avec, pour objectif, la mise en œuvre, si nécessaire, d’une bourse aux fourrages. En effet, il serait dommage de se dire dans un futur proche « Si on avait su, on aurait fait… ». Là, on sait, à nous de faire et de faire bien. Cet épisode climatique exceptionnel doit emmener aussi l’Etat à accompagner les agriculteurs via un système assurantiel simple et efficace. Nous ne pourrons pas faire face sans accompagnement à ce défi climatique qui est devant nous. A toutes et tous, plus ou moins impactés par cet épisode, nous vous souhaitons beaucoup de courage et vous assurons de tout notre soutien. Vous pouvez être assurés que nous serons porteurs de solutions afin de vous accompagner au mieux, c’est là la force du réseau FDSEA/JA/CDA. 
Bien syndicalement

Apiculture : Des premières récoltes alarmantes

01/07/2021

Tout comme les arboriculteurs, la profession apicole fait face aux conséquences climatiques de ce printemps au niveau des premières récoltes de miel. Didier Romary, apiculteur vosgien et président de la commission apicole à la FRSEA Grand Est fait le point sur la situation apicole et les actions à mener. 

Quelles sont les conséquences des aléas climatique de ce printemps sur les premières récoltes de miel ?

- Didier Romary : «Nous avons fait face à un démarrage assez particulier avec une succession de périodes de froid, de pluie et de redoux qui est venue perturber l’activité apicole. Les fortes et longues périodes de gelées ont causé des coupures de pontes chez les reines, ce qui fait que nous avons récupéré des colonies assez petites, qui auraient pu se développer quand même dans un contexte normal mais, malheureusement, c’était sans compter sur un climat printanier mauvais. Les abeilles se sont retrouvées privées de ressources mellifères sur les mois de mars, avril et mai ; une situation rarissime. Le potentiel floral des arbres a également été fortement impacté par le gel, jugé de nature exceptionnel, laissant envisager une conséquence dans la durée. Les premiers constats sont catastrophiques, notamment sur le miel de fleurs de printemps et de colza puisque l’on observe à peine 10% de récolte, voire aucune pour certains collègues. Pour le miel d’acacia, le gel a provoqué une rupture de sève sur les acacias avec des bourgeons qui ont gelé, la récolte est donc inexistante cette année. Cette problématique de perte de récoltes, on l’observe sur l’ensemble du territoire Grand Est mais également au niveau national puisqu’aucune région ne tire son épingle du jeu.

Quelles sont les actions à mener pour faire face à cette situation ?

- D. R. : Pendant cette période, les apiculteurs étaient inquiets, le téléphone n’a pas arrêté de sonner, avec une question qui revenait souvent : que va-t-on faire si la situation continue ainsi ? Face à cette situation, dans une problématique 100% syndicale, nous nous devions de réagir au sein du département mais aussi de façon coordonnée sur l’ensemble du territoire Grand Est via la commission apicole de la FRSEA. Evidemment, face à une telle situation le mot « calamités agricoles » est sur toutes les lèvres. Dans un premier temps, il est encore trop tôt pour enclencher les calamités agricoles. Aujourd’hui, même si la moitié de la saison apicole est écoulée tout n’est pas encore perdu, il y a peut-être encore devant nous des miellées d’été qui pourraient nous permettre de limiter la casse. Mais, au regard des éléments fournis et même si la situation venait à tendre vers une production satisfaisante sur les autres miellées, il est d’ores et déjà évident que la récolte de l’année sera fortement en baisse. Nous tirerons les conclusions dès les dernières récoltes effectuées et, si la situation venait à confirmer toute l’inquiétude qui nous anime actuellement, nous demanderons à déclencher la procédure de calamités agricoles. Pour certains départements, cette situation est complètement nouvelle, il nous semblait donc important d’activer le réseau FNSEA, d’utiliser les liens que nous avons avec les chambres d’agriculture, pour travailler de manière coordonnée et pour tirer la sonnette d’alarme auprès des services de l’Etat. Nous avons préparé un courrier pour alerter les Préfets de chaque département, représentants de l’Etat, de la situation que subie la profession apicole en précisant bien que nous reviendrons vers eux en fin de saison. Ces courriers ont été envoyés aux Préfets des départements du Grand Est. A l’échelon régional, nous avons également rédigé un courrier pour la Préfète de Région et la DRAAF. Il s’agit vraiment pour la commission apicole, qu’elle soit régionale comme nationale, de prendre le problème à bras le corps pour apporter une réponse claire et d’une seule voix».

Propos recueillis par Matthieu PALMIERI

Le Paysan Vosgien

Grêle dans les Vosges : Une cellule d'urgence mise en place

01/07/2021

Cellule d'urgence Appro Fourrages Vosges 

Ces derniers jours, des orages particulièrement violents ont frappé notre département occasionnant pour certains des dégâts considérables. La Fdsea 88, Ja 88 et la Chambre d’agriculture des Vosges se sont mobilisés dans l’urgence pour faire le point de la situation et anticiper les besoins de celles et ceux qui ont été durement impactés. 

Une cellule d’urgence est mise en place afin de recenser les besoins, particulièrement en fourrage, ainsi que les offres. L'objectif : la mise en œuvre, si nécessaire, d’une bourse aux fourrages.

Faites remonter rapidement vos difficultés ou, à l’inverse, vos disponibilités en termes de foin, regain, maïs…. au 03.29.33.16.01 (mail : economique@fdsea88.fr).

Vous pouvez être assurés que la Fdsea 88, Ja 88 et la Chambre d’agriculture des Vosges seront porteurs de solutions afin de vous accompagner au mieux.

 

81 nouveaux produits agréés Je Vois la Vie en Vosges Terroir

24/06/2021

La deuxième commission de dégustation 2021 se déroulait au Bistro Le Tétras au Col de la Schlucht ce mercredi. Sous la présidence de Lionel CALDEFIE, chef du Restaurant Les Lilas à Vagney, les jurés présents sur la journée ont apprécié les produits de 33 producteurs locaux agricoles ou artisanaux. Au total, 81 produits vosgiens ont brillamment passé l’épreuve des dégustations, dont 32 médailles de bronze, d’argent ou d’or (16, 17 ou 18 de moyenne). 

Fichier(s) à télécharger : CP-resultats-commission-jevoislavieenvosges-terroir-16-juin.pdf

#JNA : Visite de l'INRAE Mirecourt

24/06/2021

Cette année, la France organisait ses premières Journées Nationales de l’Agriculture. Dans ce cadre, l’unité ASTER de l’INRAE de Mirecourt proposait, le 18 juin, une visite de son installation expérimentale. 

Si l’unité ASTER de l’INRAE de Mirecourt accueille chaque année près de 500 agriculteurs, ingénieurs agronomes et étudiants, pour présenter et échanger autour ses expérimentations, pour les Journées Nationales de l’Agriculture c’est à un autre type de public que ce sont adressés ses techniciens : des élèves du primaire et du secondaire, et les citoyens.

Sous la forme d’une visite de la ferme expérimentale, découpée en quatre ateliers, les élèves ont pu découvrir les locaux de l’unité et en comprendre le fonctionnement quelque peu différent d’une exploitation traditionnelle. «Les agriculteurs produisent de l’alimentation tandis que nous produisons des données» résume Laurent Brunet, ingénieur d’études. Deux classes de CM2 et une classe de 4ème de Mirecourt participaient à cette journée portes ouvertes du 18 juin.

L’INRAE, c’est quoi ?

Pour débuter la visite, Amandine Durpoix, ingénieure d’études, a défini le terme INRAE : Institut National de Recherche Agronomique. «Nous travaillons sur les cultures, les animaux mais aussi la forêt. A Mirecourt, il s’agit d’une petite unité, nous sommes une équipe de 20 personnes». Gérée comme une véritable exploitation agricole, l’unité est une ferme expérimentale de polyculture élevage ; «nous avons des vaches laitières, des moutons et des cochons. Ainsi que plusieurs cultures de céréales, protéagineux et oléagineux» précise-t-elle. Pour rappel, l’INRAE travaille à concevoir des systèmes agri-alimentaires durables pour une alimentation saine, locale et créatrice d’emplois. Avec plusieurs objectifs, concevoir et conduire des systèmes économes, autonomes et diversifiés ; produire des connaissances sur l’élaboration des performances dans ces systèmes ; concevoir et mettre en œuvre un dispositif de partage de savoirs et d’expériences ; tester et formaliser une conception ouverte à la société.

Curiosité et découverte

Direction ensuite le second atelier pour découvrir la conduite des vaches laitières. Laurent Brunet, qui dirige l’élevage de 90 bovins lait et les protocoles expérimentaux, a rappelé aux élèves qu’une vache est un ruminant qui possède quatre estomacs. Avant de tester leur connaissance avec une question : quel est le besoin nutritionnel journalier pour cet animal ? Les jeunes donnent leurs réponses à la cantonade, on se croirait presque dans une vente aux enchères. La bonne réponse est 60 à 70kg d’herbe par jour. «Wouah !» s’exclament tous en chœur les élèves impressionnés. Et pour se donner une idée de la quantité que cela représente, un tas d’herbe leur était présenté. Aussi, le technicien a souligné la particularité de l’exploitation qui a fait le choix de ne réaliser qu’une seule traite par jour ; «comme nous n’avons pas le temps de faire deux traites par jour, nous faisons une expérimentation pour voir si l’animal produit moins avec une seule traite». Ce n’est d’ailleurs pas la seule particularité car l’unité expérimente également l’élevage des génisses laitières sous vaches nourrices, mise en place pour améliorer la croissance des génisses à l’herbe, avec des objectifs de vêlage à 24 mois et pour libérer du temps de travail. «Les vaches nourrices s’occupent des petits veaux comme s’il s’agissait de leurs propres enfants, ce sont des animaux dociles qui ont des problèmes de locomotion, mammaires ou qui sont les moins adaptées au système. En moyenne, une vache nourrice peut s’occuper de quatre veaux» détaille l’ingénieur. Les enfants, curieux de nature, n’ont pas manqué de poser de nombreuses et bonnes questions : «pourquoi on ne garde pas les mâles pour la reproduction ? Pourquoi les veaux ne restent pas avec leur mère biologique ? Combien de litres de lait peut produire une vache chaque jour ?».

Après les vaches, place aux moutons et aux cochons élevés en plein intégral en agriculture biologique. «Où sont les animaux ?» demandent les élèves, Amandine Durpoix leur explique alors que ceux si pâturent dans les champs et n’ont pas de bâtiment spécifique. En tout, ce sont 130 brebis qui pâturent sur tous les couverts et 30 cochons sur la luzerne. Leur patience récompensée, les enfants ont pu apercevoir les animaux dans les parcelles en se rendant sur le quatrième et dernier atelier dédié à la conduite des cultures. La ferme expérimentale exploite 135 hectares de prairies permanentes et 105ha de successions culturales diversifiées (dont 1/3 de prairies temporaires). Les élèves se sont amusés à reconnaître et à toucher les différents types de cultures mises en bocaux.

Une journée à la fois pédagogique et ludique fortement appréciée par les différentes classes, mais également par les techniciens qui ont pris plaisir à adapter leurs discours pour s’adresser à un public jeune.

Matthieu PALMIERI

Le Paysan Vosgien

Des chefs d'entreprises chaussent leurs bottes

24/06/2021

16 chefs d’entreprises, membres de l’APM Nancy Stanislas, sont allés à la rencontre d’agricultrices entreprenantes vosgiennes. Une journée de partage et de découverte du monde agricole et de ses enjeux.

L’APM (Association Progrès du Management) fondée en 1987 par Pierre Bellon est un réseau international de dirigeants d’entreprise qui s’engagent à se perfectionner dans le but de faire progresser durablement leur entreprise. En France, on dénombre plus de 400 clubs APM, chacun accueillant une vingtaine de participants. D’ouvertures en expériences croisées, chaque adhérent nourrit sa pédagogie individuelle. C’est le cas de l’APM Nancy Stanislas qui réunit des chefs d’entreprises privées mais aussi publiques issus de domaines aussi variés que l’industrie, la finance, la sécurité, la santé, les services ou l’alimentaire.

Chaque mois, les adhérents se réunissent pour une journée à la découverte d’autres domaines d’activités, ou de personnalités. Pour les membres, il s’agit de «se réunir pour faire reculer les doutes et multiplier les savoirs». En ce mois de juin, les adhérents se sont retrouvés dans les Vosges, et plus particulièrement sur le secteur de Girancourt, pour aller à la découverte du monde agricole et d’agricultrices entreprenantes. «Une journée dans un domaine que l’on connait peu. Il s’agit de sortir de nos activités pour prendre une respiration, écouter des expériences, s’en inspirer et partager des valeurs humanistes». 

Lire l'article complet dans le Paysan Vosgien du 25 juin.

RECYCLAGE : La collecte des déchets rentre dans les mœurs

15/06/2021

Le service de collecte des déchets agricoles proposés par les partenaires d’Adivalor aux agriculteurs se déroule habituellement au printemps et à l’automne. Durant le mois de mai, les agriculteurs pouvaient notamment déposer leurs déchets sur le site d’Agrileader à Nomexy. 

Proposée par Adivalor par le biais de ses partenaires, le service de collecte permet aux agriculteurs d’apporter leurs déchets dans des sacs mis à disposition dans le but d’êtres ensuite recyclés. En échange de leur dépôt, les agriculteurs se voient remettre un bon de réception, sous forme de certificat de livraison, qui permet, le jour d’un contrôle, de justifier des bonnes pratiques agricoles. Bâches, ensilage, films d’enrubannage, ou encore filets et ficelles, sont déposables pour le recyclage sur différents sites du département. Durant le mois de mai, la société Agrileader, spécialisée dans la vente de produits agricoles, proposait aux agriculteurs de déposer leurs déchets sur son site à Nomexy. 

Les agriculteurs jouent le jeu

«Nous sommes l’un des plus gros sites collecteurs Agrileader» explique son gérant, Laurent Balland, «nous proposons une collecte en mai et en novembre». Chaque jour, tracteurs attelés et camionnettes défilaient sur le site de Nomexy pour déposer leur chargement de déchets agricoles, récupérés ensuite par Adivalor qui se charge du recyclage. Pour le dépôt, les consignes sont simples : tous les plastiques doivent être triés et propres, l’enrubannage, les bâches agricoles et les big bag doivent être séparés. Même chose pour les ficelles et filets qui sont mis dans des sachets en plastique. «Tout doit être emballé et ficelé proprement pour faciliter le chargement et, surtout, le tri et donc le recyclage» ajoute le gérant qui estime qu’il est «primordial pour l’écologie de participer à la collecte. Cela permet également de rendre les exploitations de plus en plus propres». Laurent Balland observe que «d’année en année les agriculteurs jouent de plus en plus le jeu, c’est rentré dans les mœurs».

Si la démarche est volontaire du côté des agriculteurs et ne coûtent rien lors du dépôt, il faut rappeler que les exploitants payent une écotaxe intégrée dans le prix des produits à l’achat. Une démarche à la fois utile pour l’agriculteur qui peut se débarrasser de ses déchets, tout en permettant le recyclage afin de créer de nouveaux produits.

 

Matthieu PALMIERI

Le Paysan Vosgien

BALADES SOLIDAIRES : Une belle mobilisation à Réhaupal

15/06/2021

A Réhaupal, le dimanche 6 juin, les élus de la Fédération Groupama des Vosges ont rassemblé les marcheurs et leurs partenaires pour soutenir l’association AFSA.

La matinée pluvieuse n’aura pas découragé les 323 marcheurs et les organisateurs mobilisés pour cette balade solidaire au profit de l’association AFSA qui œuvre pour soutenir les personnes touchées par le syndrome d’Angelman et leur faille. Les organisateurs informent que le repas assis, et en pleine nature, a pu être réalisé dans de très bonnes conditions de distanciation.  Grâce aux marcheurs, ce sont 3.139e de dons qui ont été collectés. Un record !

Les organisateurs tiennent à remercier les marcheurs pour leurs dons ; les bénévoles et élus de la caisse locale Groupama de Bruyères ; les animateurs de cette journée : René Humbert, joueur d’épinette, Clotilde Lalevée et son accordéon, les Amis de la santé Serge Huet et Alain Stasse, le clown Tofblanc, et le graffeur Arthur MLTN. Ils saluent également la sécurité assurée par la Croix Rouge, Elisabeth et Jean-Louis Daoulas, ainsi que la municipacité de Rehaupal et la colonie de vacances Colo Ré pour la mise à disposition des locaux et matériels.  

Matthieu PALMIERI

Le Paysan Vosgien

ENSEIGNEMENT : La citoyenneté se cultive à Gugnécourt

15/06/2021

Mercredi 9 juin, les étudiants en BTS DATR 1ère année de la MFR-CFR de Gugnécourt ont donné vie à leurs projets d’initiative et de communication lors d’un évènementiel sur le thème de la citoyenneté. 

C’est sous un soleil chaleureux que les étudiants en BTS DATR (Développement, Animation des Territoires Ruraux) ont conduit leur évènementiel «Graine de Citoyen» à Gugnécourt. Être citoyen en 2021, c’est quoi ? Pour répondre à cette question, les jeunes ont imaginé quatre ateliers thématiques faisant intervenir de nombreux partenaires autour de l’écoresponsabilité, le civisme, la transmission et la solidarité. Un beau programme conduit avec succès au cours d’une journée riche en activités.

Une journée colorée

Depuis plusieurs mois, la classe de première année de BTS DATR s’était divisée en quatre groupes pour imaginer et monter des projets autour de la citoyenneté. Thèmes abordés, partenaires et intervenants à contacter, moyens nécessaires à la réalisation des projets, les jeunes n’ont pas chômé pour mettre sur pied cette journée citoyenne.

Dès le matin, les visiteurs ont pu découvrir les différents stands installés sur le site de la MFR de Gugnécourt qui déclinaient la vision des étudiants au sujet de la citoyenneté. Une vision qui passe tout d’abord par l’écoresponsabilité avec l’atelier «T’es au vert» qui faisait intervenir le Sicovad pour expliquer les bons gestes de compostage et de tri sélectif. Tandis qu’Evodia alertait sur la pollution au quotidien, et plus particulièrement les pollutions invisibles, avant de proposer un atelier autour de la fabrication de produits naturels.

Un peu plus loin, il était question d’«ABC les AVC». Pour ce groupe d’étudiants, il tenait à cœur de faire intervenir l’association française des premiers répondants qui a pour but de prévenir et d’empêcher au maximum les décès liés à un AVC. L’association a notamment pu présenter une application pour smartphone permettant à toute personne victime d’un AVC d’être localisée au plus vite par les secours. Tenant un rôle essentiel au cours de cette journée, l’association proposait également, aux côtés des pompiers de Gugnécourt et d’Aydoilles, de découvrir et de s’entraîner à prodiguer les gestes de premiers secours. Aussi, comme le dise les étudiants «le sport c’est la vie, cela permet de réduire les AVC, entre autres», ils ont donc imaginé une Color’run sur la commune de Gugnécourt à laquelle participait les apprenants de l’établissement et ceux de la MFR d’Hadol. Une course colorée durant laquelle, à chaque point de passage, des pigments de couleur étaient jetés sur les participants. Effet garanti ! 

Lire l'article détaillé de Matthieu PALMIERI dans Le Paysan Vosgien du 18 juin.

La Croisée des Saveurs labellisée Je Vois la Vie en Vosges Terroir

04/06/2021

Le réseau Je Vois la Vie en Vosges Terroir accueille officiellement une nouvelle boutique de produits du terroir avec la labellisation officielle de La Croisée des Saveurs, située au Syndicat. 

Idéalement située sur une voie touristique menant au massif, la boutique La Croisée des Saveurs sera la première étape des gourmands sur ce que nous pourrons désormais appeler «la Route des Produits Locaux». La boutique a officiellement été labellisée Je Vois la Vie en Vosges Terroir le 26 mai dernier, en présence de François Vannson, président du Conseil Départemental, et de Jérôme Mathieu, président de la Chambre d’Agriculture des Vosges. Elle rejoint le réseau de boutiques labellisées aux côtés des Producteurs du Terroir Vosgien à Gérardmer, Le Tétras au Col de la Schlucht et le Vosgien Gourmer au Tholy. Quatre boutiques toutes différentes mais partageants les mêmes valeurs : connaître chaque producteur et chaque produit qu’elles proposent à leurs clients. Une manière pour les nombreux touristes, qui viennent s’y arrêter, de ramener un peu des Vosges chez eux.

Une vitrine du savoir-faire vosgien

Ainsi, le réseau Je Vois la Vie en Vosges Terroir, piloté par la Chambre d’Agriculteur et le Département des Vosges, continue de faire son chemin et poursuit sa mission de valorisation du savoir-faire des producteurs vosgiens. «Un dispositif qui doit continuer de progresser, d’autant plus dans une période où nous assistons à un regain d’intérêt du consommateur pour les produits du terroir» glissait François Vannson lors de cette cérémonie. Jérôme Mathieu rappelle : «la marque a pour volonté d’offrir aux producteurs différents canaux de commercialisation, d’où le choix de labelliser des boutiques. C’est une vitrine supplémentaire pour les producteurs, une manière de valoriser leur production et de faire vivre le réseau».

Pour pouvoir bénéficier du label, les boutiques s’engagent à proposer à la vente au moins 50% de produits issus du terroir vosgien et labellisés Je Vois la Vie en Vosges Terroir. Ce qui est le cas de La Croisée des Saveurs depuis maintenant cinq années, avec à sa tête, Julie Millotte ; «il me paraissait évident de rejoindre le réseau car la promotion des Vosges et de ses producteurs, c’est mon quotidien !». 

L'article complet de Matthieu PALMIERI à lire dans l'édition du 4 juin 2021.

Ovinpiades des Jeunes Bergers : Mirecourt décroche la seconde place !

04/06/2021

Les apprenants du Certificat de Spécialisation Ovin du CFPPAF de Mirecourt ont participé à la finale nationale des Ovinpiades des Jeunes Bergers avec succès. Avec leurs reportages vidéos, ils ont pu décrocher la deuxième et quatrième place du classement.  

Les Ovinpiades des Jeunes Bergers est un concours à destination des élèves en formation dans des établissements agricoles. L’objectif, réaliser deux reportages d’environ cinq minutes sur une installation en élevage ovin hors cadre familial ou une installation atypique avec une intégration dans les filières. A la suite d’une sélection régionale, les neuf équipes victorieuses ont eu l’occasion de participer à la grande finale nationale qui avait lieu le 29 avril dernier en visioconférence. Les apprenants du CS Ovin du CFPPAF de Mirecourt y participaient et se sont classés à la deuxième et à la quatrième place.

Un concours valorisant

Derrière la caméra et au montage, les apprenants ont proposé deux vidéos répondant aux thématiques du concours. Le groupe de Camille, Aurore, Lucie et Antoine, arrivé quatrième position, a tourné un reportage mettant en avant l’expérience de leur camarade, Laëtitia, actuellement en démarche à l’installation en élevage ovin de race Sologne sur les bords de Loire. «Hors cadre familial, Laëtitia faisait un très bon cobaye pour notre sujet, il était intéressant de valoriser son parcours à l’installation» précisent-ils. Le groupe de Justine, Lucas et Thomas s’est classé second grâce à une vidéo sur le thème de la vaine pâture, et plus précisément d’une installation atypique avec commercialisation en filière longue. «Nous avons souhaité mettre en avant cette thématique de la vaine pâture car elle représente ce que l’on retrouve dans la région Grand Est, alors qu’il s’agit d’un système que l’on voit moins souvent dans le reste de la France» note le groupe.

Après diffusion des reportages devant l’œil attentif des jurés composés de professionnels, partenaires et représentants de structures de la filière ovine, les apprenants ont pu défendre et décrire leurs projets. «Il nous était demandé d’expliquer nos choix, que ce soit l’exploitation, l’éleveur interrogé, le montage ou le format. Mais également de parler de nos contraintes, de ce que l’on pourrait améliorer». Pour ces projets Mirecurtiens, le jury a loué la qualité des vidéos présentées et des propos, leur permettant même de décrocher une place sur le podium ! «Cela représente beaucoup de travail, c’est donc très gratifiant. C’était important pour nous de participer à ces projets car, au-delà du concours, c’est une manière de représenter notre formation, l’établissement et les Vosges ». En prime, c’est une belle manière de communiquer sur le métier d’éleveur au quotidien.

Matthieu PALMIERI

Le Paysan Vosgien

Commission d'Agrément Bienvenue à la Ferme : La ferme aquaponique de l'Abbaye rejoint le réseau

27/05/2021

Le service Agritourisme de la Chambre d’Agriculture des Vosges organisait, le 20 mai, une nouvelle commission d’agrément «Ferme pédagogique» chez Noémie Charpentier à la ferme aquaponique de l’Abbaye à Chaumousey 

La commission d’agrément se déroulait lors d’une visite d’une classe au sein de l’exploitation, les jurés ont ainsi pu suivre l’exploitante et écouter ses explications. Découverte des bacs à poissons et de la production maraîchère, puis découverte du fonctionnement aquaponique dans son ensemble. De quoi faire entrevoir aux enfants un système de symbiose entre poissons et légumes, pour aboutir à un système de production fermé et vertueux.

Mais d’ailleurs, une ferme aquaponique c’est quoi ? «Aqua, pour l’eau et l’élevage de poissons, et ponie pour tout ce qui concerne les cultures hors sol» explique Noémie Charpentier, «en fait, nous n’utilisons pas de terre pour faire pousser nos légumes mais uniquement l’eau de nos poissons qui est chargée en excréments et donc en engrais naturels, et qui passe dans les bacs de culture avant de revenir dans le bassin des poissons. C’est un cycle fermé». En aquaponie toutes sortes de légumes peuvent êtres cultivés et, du fait d’un racinaire faible, ceux-ci peuvent pousser deux à trois fois plus vite. «Comme notre serre n’est pas chauffée, nous suivons les saisons» ajoute la productrice. Actuellement, il est possible d’y trouver des carottes, radis, salades, fèves, et bientôt des fraises si le soleil se montre. Puis viendront les tomates, courgettes et concombres, sans oublier toutes sortes d’herbes aromatiques et d’épices. Une production vaste et diversifiée. 

Lire l'article détaillé de Matthieu PALMIERI dans Le Paysan Vosgien du 28/05/21.

Moulin de Clefcy : Un acteur local engagé

27/05/2021

Situé au cœur du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges, le Moulin de Clefcy produit une farine artisanale de qualité grâce à un blé 100% issu du Parc naturel régional de Lorraine. Fort d’un savoir-faire de plus de 200 ans, le site fabrique chaque mois 250 tonnes de farine répondant à un cahier des charges précis. 

Le Moulin de Clefcy, situé à Ban-sur-Meurthe-Clecy, c’est avant tout une histoire familiale. Celle de la célèbre famille vosgienne Marcillat qui était propriétaire du moulin depuis plusieurs générations. Partiellement détruit au cours de la seconde guerre mondiale, il avait été reconstruit après-guerre dans sa configuration actuelle. L’histoire aurait dû s’arrêter après l’époque de Claude Marcillat, aucun de ses descendants n’étant intéressé pour l’outil. Mais c’était sans compter sur sa rencontre, due au hasard, avec Hervé Fichter, ingénieur agronome. «J’ai travaillé 16 ans dans l’industrie laitière. Je cherchais à revenir dans le coin pour reprendre une entreprise que ce soit dans le secteur agricole ou dans l’environnement» raconte Hervé Fichter, «alors que mes beaux-parents venaient chercher leur farine au moulin, Claude Marcillat leur a expliqués qu’il souhaitait vendre. Au cours d’un repas de famille que j’ai entendu parler du site pour la première fois». Encore ingénieur agronome, Hervé Fichter découvre alors le moulin lors d’un week-end, il est vite séduit par l’architecture intérieure de moulin, avec son mélange de bois, par son procédé de fabrication et le contact avec les boulangers. «J’ai alors franchi le pas après avoir mûri le projet et cherché les financements pendant deux ans».

Claure Marcillat lui communique l’amour de son activité et de son outil de travail, avant de céder sa place en 2011. Pour le nouveau meunier, l’objectif est de développer le moulin et l’activité. «Au début, j’effectuais la production, la commercialisation, les achats et la livraison» se souvient-il, «nous avons prospecté pour trouver de nouveaux clients et développer le moulin». Grâce à une rencontre avec un ancien boulanger, passionné par le métier, qui décide de s’engager avec lui, les ventes se développent rapidement. Aujourd’hui, l’entreprise compte huit salariés.

Entre modernisation, savoir-faire et démarche de qualité en local

Les derniers investissements dans la réfection du Moulin de Clefcy dataient des années 80, l’outil de travail commençait à devenir obsolète. «Nous avons décidé de réinvestir dans un nouvel outil avec une meilleure capacité, calqué sur l’ancien au niveau des proportions pour garder un procédé de mouture spécifique» explique le meunier. Le secret du goût et de la qualité de la farine du moulin réside dans sa fabrication artisanale ; le procédé de mouture longue à faible température (12 à 15°C) sur cylindres est peu intensif, de manière à éviter le échauffements au cours de l’extraction qui se fait doucement par de nombreux passages successifs entre les cylindres. En tout, ce sont 250 tonnes de blé qui sont écrasés chaque mois, l’équivalent d’un camion de blé par semaine : «on écrase en un mois ce qu’un moulin industriel réalise en une journée».

A l’époque, le moulin avait été conçu avec de nombreux silos pour permettre de remplir des camions citernes en vrac. Aujourd’hui, la demande des boulangers ayant évoluée, c’est l’inverse qui est réalisé. «Tout est vendu en sac maintenant. Comme il était difficile de garder l’organisation originelle, nous avons transformé la grange annexe pour accueillir la farine» note Hervé Fichter. En sortie du moulin, la farine est transférée par un système de soufflerie vers le bâtiment pour être ensuite mélangée avec les ingrédients éventuels (céréales, etc) ou pour travailler des mélanges de farine. La farine est ensachée, stockée pour rester au repos, puis livrée aux boulangers.

Une production raisonnée en totale adéquation avec les valeurs du moulin : remettre l’humain au cœur du produit et de la filière grâce à un partenariat durable et équitable avec les acteurs locaux, agriculteurs et boulangers, du champ à l’assiette. Le moulin, qui fonctionne en circuit court, se fournit exclusivement auprès des producteurs du Parc Naturel Régional de Lorraine. «Nous travaillons depuis trois ans avec un regroupement de producteurs de blé coopérateurs GPB» précise le gérant. 

Lire l'article complet de Matthieu PALMIERI dans Le Paysan Vosgien du 28 mai.

Agriculture de montagne : Le Préfet en visite dans deux exploitations

20/05/2021

Jérôme Mathieu, président de la Chambre d’Agriculture des Vosges, Christophe Oxaran, vice-président FDSEA 88, et Victorien Lambert, président JA 88, ont accueilli Yves Séguy, Préfet des Vosges, dans deux exploitations agricoles de montagne le 4 mai dernier. 

Les responsables agricoles ont présenté au Préfet les richesses, perspectives, contraintes et difficultés pour les exploitations agricoles situés en zone montagne. Mais également les principaux enjeux agricoles du secteur : dégâts de gibier, circuit court, réforme de la PAC, ICHN, etc. Un ensemble de sujets imagés par les témoignages riches des agriculteurs rencontrés au cours de cette visite.

Ainsi, rendez-vous était donné en matinée au Gaec du Grand Liézey qui, comme son nom l’indique, se situe à Liézey. Les deux associés, Catherine Laheurte et Louis Cuny, ont pu faire découvrir leur exploitation de vaches allaitantes en circuit court. Puis, l’après-midi, direction le Gaec du Haut des Hayes à Basse-sur-le-Rupt où Francine et Christophe Claudel, coopérateurs Ermitage, ont présenté leur exploitation laitière.

De manière générale, l’agriculture du massif côté Vosges représente 1206 exploitations majoritairement en élevage (69% bovins, 8% ovins, 4% caprins, le reste concerne d’autres productions). 37.289 hectares de surface agricole sont déclarés à la PAC, les prairies permanentes représentent plus de 77% de la SAU des exploitations. 

Des problématiques qui se cumulent

Direction Liézey dans un premier temps pour une visite d’une exploitation vaches allaitantes en circuit court. «Une exploitation orientée vente directe en montagne» précise Jérôme Mathieu, président de la Chambre d’Agriculture des Vosges. Louis Cuny, associé en Gaec avec Catherine Laheurte, a dévoilé l’historique de la ferme. Après son installation en 2018 en hors cadre familial, l’agriculteur a fait le choix d’arrêter la production laitière qui était jusqu’alors basée à Gérardmer, en augmentant de ce fait le cheptel allaitant. Aujourd’hui, celui-ci est constitué de 30 vaches de race Salers, pour 100 animaux au total. Une exploitation de 150 hectares (40% de pâtures et 60% de fauche), En 2019, on note la construction d’un nouveau bâtiment sur le site principal de Liézey dédié au stockage du fourrage, locaux de transformation, vente directe et bureau. Les associés ont fait le choix de commercialiser leur production en circuit court, «Pour 85% en vente à la ferme sous forme de colis, morceaux au détail et steak hachés. Et on vend le reste à deux restaurants» témoigne Louis Cuny. L’éleveur s’est engagé pour faire des steak hachés grâce à la nouvelle ligne de découpe de l’abattoir d’Adequat qui devrait voir le jour à Rambervillers dans le courant de l’année.

Concernant le choix d’arrêter l’atelier laitier, il explique : «cela s’explique par la pression foncière qui devenait bien trop forte sur le secteur de Gérardmer. J’ai décidé de me concentrer sur l’atelier laitier en concentrant tout à Liézey». A cette problématique de la pression foncière s’ajoute la sécheresse, «il n’y a quasiment plus de regain depuis que je suis installé». L’agriculteur dénonce la pression environnementale qui n’est pas en adéquation avec la réalité du terrain ; «on nous demande de faucher le plus tard possible, alors qu’il est essentiel de faire une première coupe très tôt». Des propos que rejoint Jérôme Mathieu, «plus on fauche tard, moins il y a de chance que ça repousse. Et cela est vrai quel que soit l’endroit du département aujourd’hui. Alors entendre dire qu’il ne faudrait pas faucher avant le 15 juillet, c’est une hérésie». Comme si ce n’était pas suffisant, s’ajoute également les dégâts sur prairies ; «de sangliers surtout, et beaucoup trop, ainsi que de plus en plus de cervidés». Tout cela limite très fortement le bilan fourrager qui arrive maintenant à un point de saturation. C’est pourquoi responsables agricoles et exploitants ont rappelé qu’il était essentiel pour une exploitation de montagne de ce type de garder les aides PAC dont l’ICHN (indemnité compensatoire de handicaps naturels). 

Lire l'article complet de Matthieu PALMIERI dans Le Paysan Vosgien du 14 mai 2021

Maraîchage : C'est la saison des asperges à Vouxey

20/05/2021

Aux Petits fruits de Vouxey, Laurence et Philippe Hunziker et leurs employés sont en pleine récolte d’asperges pour le plus grand plaisir des clients locaux. Une saison chamboulée par les conditions météorologiques.

Maraîchers dans la commune depuis 2013, Laurence et Philippe Hunziker produisent principalement des asperges, fraises et petits fruits, oignons, échalotes et pommes de terre. Une gamme de produit qui va bientôt s’élargir, nous y reviendrons. Pour le moment, les deux exploitations ont le nez, et surtout les mains, dans les asperges blanches. Une production qui a débuté au mois d’avril et qui s’achèvera à la mi-juin, d’ici là, une météo plus clémente est clairement attendue.

Seuls maraîcher dans le département à faire des asperges, les producteurs se sont lancés dans l’aventure il y a quelques années. «Nous avions débuté avec des fraises sous serre, à la base nous pensions faire que cela. Puis, après discussion avec mon mari, il nous semblait judicieux de ne pas avoir qu’un seul produit pour éviter de subir une année blanche en cas de problème. Nous avons donc fait des fraises en plein champ avant que nous vienne l’idée de tenter de produire des asperges» explique Laurence Hunziker. Si la culture a plutôt besoin de soleil et d’une terre sablonneuse, cela n’a pas effrayé le couple ; «notre terre ne contient que 26% de sable, nous avons donc essayé pour voir. Et l’on se rend compte que si la météo est bonne, ça fonctionne». 

Gel à répétition

La saison a commencé tout doucement cette année à cause des conditions météorologiques et surtout du gel. Laurence Hunziker explique : «normalement, on doit récolter les asperges chaque jour, malheureusement, nous ne pouvons faire qu’une passe par semaine actuellement. Heureusement, nous avons deux parcelles de quasiment deux hectares, ce qui permet de compenser le manque de production en faisant deux récoltes par semaine». De quoi atteindre l’équivalent d’une récolte que l’on pourrait qualifier de moyenne.

«Quand il gèle, c’est une catastrophe car, même si les asperges sont sorties et belles, si la pointe est gelée l’asperge n’est plus vendable. Il est donc difficile d’assurer les grosses commandes dans ces cas-là. Actuellement, on travaille au jour le jour». Au-delà de cette difficulté, la productrice indique que l’asperge n’est pas très compliquée à cultiver avec peu de traitement. Les asperges blanches sont cultivées sur des buttes et recouvertes. 

Lire l'article détaillé de Matthieu PALMIERI dans Le Paysan Vosgien du 21 mai

Dégâts de gibier : Le Préfet fait le choix d'une action de terrain

28/04/2021

Afin de contenir la progression des dégâts de sangliers sur le département et de répondre au sentiment général d’exaspération des différents acteurs de la ruralité, Yves Séguy, Préfet des Vosges, a décidé diverses mesures de police administrative. C’est dans ce cadre qu’une battue administrative a été organisée, le jeudi 22 avril, sur le sous-massif 8D. Après le récent classement du sanglier en espèce susceptible d’occasionner des dégâts, l’Etat a décidé d’agir sur le terrain et de mobiliser d’importants moyens dans le cadre d’une battue administrative décidée par le Préfet des Vosges sur le sous-massif 8D, jugé parmi les plus problématiques du département. En effet, lors des trois dernières campagnes de chasse, la densité de prélèvement de sangliers aux 100 hectares boisés a été supérieure à 12,6 sangliers, avec une moyenne de 14. A titre de comparaison, le seuil d’urgence est défini à partir de plus de six sangliers tués aux 100ha boisés, considérant alors une densité charnière pour les risques sanitaires et les dégâts. De plus, sur ce sous-massif, plus de 200.000€ de dégâts de sangliers ont été indemnisés pour la campagne de chasse 2019-2020 par la Fédération Départementale des Chasseurs des Vosges, ce qui en fait le premier sous-massif en termes de dégâts avec un montant sept fois supérieur à la moyenne.

Cette opération de régulation de sangliers, encadrée par les lieutenants de louveterie, s’est déroulée sur quatre secteurs du sous-massif : forêt de Naves à Rambervillers, forêt communale de Padoux, forêt communale de Romont et forêt privée de Hadigny-les-Verrières.

Une conférence de presse suivait la battue administrative en présence de nombreux élus, représentants du monde agricole et forestier du département. Yves Séguy, Préfet des Vosges, a profité de ce moment pour expliquer le choix d’organiser cette opération qui dépasse le cadre d’une mesure technique alors que la situation dans notre département est sensible et délicate au regard d’un déséquilibre agro-sylvo-cynégétique. «Un problème qui prend des proportions qui deviennent, pour un certain nombre d’acteurs du territoire, insupportables. Que ce soit pour le secteur agricole, forestier, mais également pour les risques sanitaires qui pèsent lors d’une surpopulation d’animaux. Cette situation appelle des correctifs rapide et réactifs». 

Lire l’article détaillé de Matthieu PALMIERI dans Le Paysan Vosgien du 30 avril. 

Résultats de la Commission d'agrément Je Vois la Vie en Vosges Terroir du 31 mars 2021

06/04/2021

La première commission de dégustation 2021 se déroulait à la Brasserie artisanale des Vosges ce mercredi. Sous la présidence de Christophe POIROT, chef de La Table d’Angèle à La Bresse, les quelques jurés présents (en nombre très réduit en raison du contexte sanitaire) ont apprécié les produits de 25 producteurs locaux agricoles ou artisanaux. Au total, 54 produits vosgiens ont brillamment passé l’épreuve des dégustations, dont 26 médailles de bronze, d’argent ou d’or (16-17 ou 18 de moyenne). Vous trouverez ci-dessous le détail des produits reçus. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez les coordonnées pour leur rendre visite… Ils se feront un plaisir de vous montrer comment ils travaillent pour régaler les gourmands vosgiens ! 

Fichier(s) à télécharger : CP-resultats-commission-jevoislavieenvosges-terroir-31marsv2.pdf

Le temps du refus

01/04/2021

Edito de Philippe Clément, président de la FDSEA des Vosges :


Chers collègues,

Je viens vers vous aujourd’hui pour vous dire que nous devons nous tenir prêts. Prêts à dire non, prêts à refuser le sort funeste que certains réservent à notre agriculture sous la pression de lobby écolo environnementalo, animalo…. liste non exhaustive ne représentant, certes, que quelques pourcents de notre société et pourtant entrainant notre agriculture vers un modèle unique de décroissance.

En effet, il n’est pas un jour où nos moyens de production se trouvent amputés de compétitivité, la faute à une réglementation toujours plus stricte, plus stupide sans aucune approche économique. Analysons, regardons ce qui se passe autour de nous. Alors qu’on nous parle de souveraineté alimentaire, enjeu majeur pour notre pays, mais aussi pour une stabilité géopolitique de tous ces pays ne produisant pas assez pour leur population, la France a augmenté ses importations de denrées agricoles de 96% en 20 ans !! Qu’attendons-nous ? De voir notre alimentation dépendre d’autres continents et de nous retrouver dans la même situation connue l’an passé avec les masques ? De nous interroger parce qu’un paquebot bloque le canal de Suez et de savoir si oui ou non nous allons avoir les fesses propres ? Il est temps de relocaliser nos productions. La réforme de la PAC qui se profile, au lieu d’être maquillée uniquement de vert, doit retrouver sa fonction initiale de rémunération de tous les paysans, quelles que soient leurs productions, leur localisation et d’assurer la souveraineté alimentaire de notre Pays.

Il est temps aussi de dire stop à une déflation constante de nos produits agricoles plongeant bon nombre d’entre nous dans la difficulté et dans l’absence de projets. Notre agriculture mérite mieux que ça. C’est pourquoi nous devons nous tenir prêts à nous mobiliser, tout ceci bien évidemment en respectant les contraintes sanitaires. Mais soyez certains que nous sommes à un carrefour et que nos voix doivent se faire entendre. TENONS-NOUS PRETS !

Être cocu, et payer la chambre…

19/03/2021

Edito de Philippe CLEMENT, président de la FDSEA des Vosges
L’information sur l’étiquetage de la provenance du lait ne vous aura certainement pas échappé. En effet la semaine passée, le Conseil d’Etat sur la demande de Lactalis, a demandé à ce que la mention «Lait de France» ne soit plus indiqué sur les produits laitiers. Selon eux, la provenance du lait n’a rien à voir avec des propriétés chimiques, physiques et organoleptiques de ce dernier. Il s’agit pour nous clairement d’un coin glissé dans tout le travail mené depuis vingt ans sur la traçabilité afin d’informer le consommateur, mais surtout aussi, de valoriser tant bien que mal une sur-réglementation française.
Que la demande vienne de Lactalis ne nous surprend guère. En effet, ce groupe n’a jamais brillé par son souci de transparence et souhaite continuer ainsi. Il y a trois ans, les Etats Généraux de l’Alimentation prévoyaient de ne plus pouvoir importer de denrées ne respectant pas nos standards de production. Quelle reculade aujourd’hui ! A l’heure où nos industriels nous parlent de bilan carbone, de ferme laitière bas carbone, de lait non OGM, où l’Etat nous demande de plus en plus d’efforts pour la montée en gamme, nous classe toute une région en zone vulnérable ; nous nous sentons clairement abandonnés au milieu du guet.
Oui, nous sommes cocus et allons devoir payer la chambre. Ceux qui ont pris cette décision vont devoir faire face à ce qui va suivre, car la colère dans nos rangs est grande et il se pourrait bien que celle-ci s’exprime très rapidement.

Agriculteur et passionné ?

07/01/2021

Dans le cadre d'une rubrique qui pourrait revenir régulièrement dans le Paysan Vosgien, nous recherchons des agriculteurs qui ont, en plus de leur métier, une autre passion comme la photographie, la musique, le patrimoine... ou bien un engagement (pompier-volontaire par exemple).

N'hésitez pas à contacter Matthieu, notre journaliste :
journaliste@lepaysanvosgien.fr
0329331617

Edito : La France que j'aime

22/10/2020

Vendredi soir, en apprenant l’assassinat barbare et odieux d’un professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty – pour qui j’ai une pensée, ainsi qu’à sa famille – j’ai été saisi d’effroi, d’incompréhension et de colère. En effet, impossible de comprendre comment, en 2020, la mort peut être donnée à un enseignant sous prétexte que certains soient choqués des programmes scolaires sur la liberté d’expression. Cette liberté d’expression, j’en jouis chaque jour en interpellant nos élus, en m’exprimant librement sur tel ou tel sujet, que ce soit à travers mes éditos ou mes prises de décisions. Bref, cette liberté d’expression, nous devons en faire tous un socle de notre démocratie.

Derrière la liberté d’expression, c’est directement la liberté d’apprendre et d’enseigner qui était visée, et le droit à chacun de s’instruire. La France, celle que j’aime est un pays où le respect des opinions des autres doit permettre de vivre ensemble. Un pays où j’ai le droit de croire, ou pas, à un dieu que j’ai la liberté de choisir. Un pays où je peux vivre comme je l’entends dans le respect de notre diversité. Un pays qui sait accueillir les plus vulnérables lorsqu’il s’agit du dernier recours. Mais aussi un pays qui doit se montrer ferme et impartial dans cette lutte contre l’islamisme politique car, demain, je souhaite que mes enfants, mes petits-enfants, puissent choisir leur mode de vie sans être contraints de penser de telle ou telle manière, et puissent encore dire à leur tour : «la France, ce pays que j’aime». 

Et pour finir, je citerai Martin Luther King : «Seule la lumière peut chasser l’obscurité». 

Philippe Clément, président de la FDSEA 88

Edito : La vache qui rit, plus pour longtemps ?

20/10/2020

L’information n’a pas fait grand bruit, et c’est mieux ainsi. Pour autant, elle m’a interpelé. Le Groupe Bel, et sa célèbre vache aux boucles d’oreilles légendaires, va lancer une production de «fromage» sans lait. Ce ne sera donc pas du fromage. Et nous dans tout ça, producteurs, avons de plus en plus de mal à trouver nos repères, les envies de nos concitoyens changent aussi vite que la météo, et il compliqué pour nos productions agricoles de s’adapter à ce nouveau monde.

Ce qui est insupportable, c’est l’argument environnemental continuellement utilisé : «nous allons sauver la planète en diminuant l’élevage». Baliverne ! C’est au contraire en encourageant l’élevage que nous allons la sauver, mais bien sûr pas n’importe quel élevage : NOTRE élevage. Local, valorisant nos prairies, véritable puits de carbone (80 tonnes de CO2 stockées à l’année sur un hectare de prairie), et également source de biodiversité colossale. Notre élevage fixe de l’économie par le bais de nos exploitations, de nos entreprises de l’agroalimentaire, surtout ici dans les Vosges. Il façonne aussi, structure, dessine, nos jolis paysages vosgiens.

Nos collectivités territoriales ont un rôle essentiel à jouer en privilégiant les productions locales et françaises, quitte à modifier les conditions d’appel d’offres pour la restauration hors domicile (cantines scolaires). Le consommateur aussi, s’il veut œuvrer pour son environnement, doit se rendre compte qu’un steak, un fromage, produits à côté de chez lui, sont largement moins émetteurs de CO2 qu’une galette de soja importée d’Amérique du Sud à grands coups de déforestation. Il doit aussi savoir que les appellations steak et fromage sont encadrées par la loi, et qu’il y a tromperie sur la marchandise lorsque ces termes sont utilisés sur des denrées végétales.

Reprenons en main notre communication, montrons que nos produits sont vertueux, et que l’intégrisme vert qui s’empare d’un certain nombre est une grave erreur d’appréciation. La bataille n’est pas perdue, prouvons à nos concitoyens que l’agriculture est une solution environnementale et non un problème.  

Philippe Clément, président de la FDSEA 88

Résultats Commission d'Agrément Je Vois la Vie en Vosges Terroir de septembre 2020

30/09/2020

La Chambre d’Agriculture des Vosges a organisé mardi 29 septembre une Commission d’agrément « Je vois la vie en Vosges Terroir », mariage des deux marques « Vosges Terroir » et « Je vois la vie en Vosges » au Lycée hôtelier Notre-Dame de Saint Joseph. Vous trouverez ci-dessous les résultats de cette commission.
Les 20 jurés ont bien travaillé : 58 produits ont reçu le précieux sésame, dont 24 avec médaille (soit plus de 16/20 de moyenne). 2 produits ont même dépassé la note de 18/20 et ont donc reçu la médaille d’Or !
4 nouveaux producteurs ont rejoint le réseau ce jour, ce qui porte à 105 le nombre de producteurs labellisés sous la marque « Je vois la vie en Vosges Terroir ».

Fichier(s) à télécharger : CP-r-sultats-commission-agrement-jevoislavieenvosges-terroir-29septembre2020.pdf

Disparition de Christian Poncelet : Le monde agricole reconnaissant

17/09/2020

Christian Poncelet, emblématique homme politique vosgien, vient de nous quitter. L’Homme des Ardennes adopté par les Vosgiens au début des années 60, a toujours porté haut les couleurs de notre département. Les paysans vosgiens lui doivent beaucoup. Tout au long de sa carrière, dans l’ensemble des responsabilités qu’il a pleinement assumé, l’agriculture Vosgienne a toujours été au cœur de ses préoccupations. Par les mots de Daniel Gremillet, sénateur, Jérôme Mathieu, président de la Chambre d’Agriculture, et Philippe Clément, président de la FDSEA, le monde agricole vosgien lui rend hommage.

Retour en photos sur l’engament de Christian Poncelet sur notre page facebook @lepaysanvosgien et hommages dans l'édition du Paysan Vosgien du 18 septembre.

Photos du concours de structures de paille JA 88

21/08/2020

Cet été, Jeunes Agriculteurs Vosges a lancé un concours de structures de paille afin de promouvoir l’agriculture. Chaque canton a joué le jeu pour proposer de superbes réalisations. 

Dans le but de promouvoir l’agriculture et plus spécifiquement l’agriculture vosgienne, le syndicat Jeunes Agriculteurs Vosges a lancé un défi à ses adhérents : réaliser des structures de paille sur le thème «Fiers de notre agriculture vosgienne».

Chaque canton avait donc quelques semaines pour penser et mettre sur pied la plus belle structure possible. 

Et le gagnant est…

...le canton de Mirecourt avec sa structure représentant «Baby Yoda» une fourche à la main, personnage que l’on retrouve dans l’univers «Star Wars». Autour plusieurs messages, «osez l’installation» et «que la fourche soit avec toi !», ont permis de remporter les suffrages. Félicitations aux JA de Mirecourt menés par leur président Quentin Lourdez, mais également aux autres cantons qui n’ont pas démérité. 

21/08/2020


21/08/2020


Dégâts de nuisibles : la déclaration devient dématérialisée

15/07/2020

Depuis le 1er janvier 2020, le formulaire de déclaration des dégâts imputables aux espèces dites nuisibles est dématérialisé. Pour rappel, ce formulaire de déclaration de dégâts a pour objectif de contribuer à la connaissance de l’impact des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts sur les activités humaines, et permettre de mieux apprécier l’importance et la localisation de ces espèces. L’analyse des résultats permet d’étayer l’argumentaire servant à fonder les arrêtés réglementaires ayant trait au classement des animaux espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, afin de pouvoir réguler ces animaux. Ce formulaire n’a pas pour objectif une quelconque indemnisation par l’État.

S’il sera toujours possible de remplir le formulaire papier jusqu’au 1er octobre 2020, il est préférable de privilégier dès maintenant la déclaration en ligne à l’adresse suivante : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/declaration-degats-especes

Résultats de la Commission d'Agrément Je Vois la Vie en Vosges Terroir de juin 2020

24/06/2020

Suite à notre article à lire dans l'édition du 26 juin 2020 du Paysan Vosgien, vous trouverez ci-dessous les résultats de la Commission d'Agrément Je Vois la Vie en Vosges Terroir de juin 2020. 

En tout, ce sont 37 produits qui rejoignent le réseau, dont 14 coups de cœur ! 

Fichier(s) à télécharger : CP-r-sultats-commission-agrement-JeVoisLaVieEnVosgesTerroir-23juin2020.pdf

Edito de Philippe Clément : Souveraineté alimentaire

18/06/2020

Edito à retrouver en Une du Paysan Vosgien du 19 juin 2020 :

Au sortir de cette crise, nous, agriculteurs, accompagnés de nos politiques, allons devoir relever le défi de notre souveraineté alimentaire nationale appelée de ses vœux par le Président de la République lui-même.

Pour relever ce défi, il va nous falloir des politiques cohérentes, des règles de production communes au sein de l’Union Européenne, et aussi avoir le courage politique de refuser d’importer des denrées alimentaires ne respectant pas nos standards de production. Il nous faudra également, lors de cette réforme de la Politique Agricole Commune, un projet cohérent et porteur d’espoir pour nos agriculteurs. Sur nos territoires, nous allons devoir prendre notre bâton de pèlerin, avec votre soutien afin de rencontrer les gérants de cantines, nos maires, nos conseillers départementaux et régionaux, nos restaurateurs pour promouvoir l’origine France et le local dans la restauration hors domicile, levier important afin d’aller chercher de la valeur ajoutée.

Il nous faudra aussi ne pas tomber dans le piège de confondre souveraineté alimentaire et autonomie alimentaire. Pour exemple, notre région Grand Est produit de quoi nourrir 17 millions d’habitants alors que nous ne sommes que 5 millions. Notre région agricole a donc aussi une vocation exportatrice de part sa localisation transfrontalière, mais aussi par la qualité de son agriculture et de son industrie agro-alimentaire permettant de fixer de l’économie et de l’emploi dans nos territoires ruraux. Enfin, nous devrons veiller à pouvoir produire pour tous les segments de marchés afin que tous, même les plus modestes, puissent avoir accès à une alimentation Made in France saine, et ne soient pas cantonnés à acheter des produits d’importation via le Mercosur par exemple.

Voilà tous les défis que nous devons relever, à condition d’y être accompagnés par une ligne politique claire et sans ambiguïté, et par des acteurs économiques respectant aussi les Etats Généraux de l’Alimentation pour rémunérer au juste prix nos productions. 

Un fléau majeur

17/06/2020

Ces dernières années, les dégâts de gibier et de nuisibles ont augmenté de manière croissante. Ce printemps, la situation est catastrophique avec des dégâts recensés sur l'ensemble du département. Rares sont les secteur encore épargnés par ce fléau. Témoignages de deux agriculteurs touchés par des dégâts sur leur exploitation. 

Article extrait de l'édition du 5 juin 2020

Fichier(s) à télécharger : Un-fl-au-majeur-1.pdf Un-fl-au-majeur-2.pdf

Acte d'agribashing : comment réagir ?

30/01/2020

Article extrait de l'édition du 24 janvier 2020

Fichier(s) à télécharger : Il-ne-faut-pas-laisser-l-motion-l-emporter.pdf

Ovinpiades des jeunes bergers, finale lorraine

30/01/2020

Article extrait de l'édition du 31 janvier 2020

Fichier(s) à télécharger : En-route-pour-Paris.pdf

Edito de Philippe CLément : Intimidation

23/01/2020

Samedi matin j’ai découvert sur les murs de mon exploitation des inscriptions peu sympathiques telles que «élevage = meutre» (sic) et «assasin».

Une semaine auparavant sur une route près de Mirecourt il était possible de lire «paysan = poison».

Inutile de vous dire que ma colère était grande tellement j’ai trouvé cela injuste, lâche et stupide. A travers le responsable syndical, ce sont tous les éleveurs, tous les agriculteurs, qui sont visés. Paradoxalement, à travers tous les messages de sympathie et de soutien reçus pendant le week-end de la part de mes collègues, mais pas que, je me dis que le combat est loin d’être perdu, mais qu’il sera long, âpre et difficile et c’est collectivement que nous le remporterons.

Montrons ce que nous savons faire de mieux, pas au 1% d’imbéciles qui se sont radicalisés, mais à tous ceux qu’il nous convient de convaincre que notre métier est beau, que l’élevage a toute sa place sur les territoires ruraux. Samedi je n’ai pas découvert que ces énergumènes étaient capables d’autant de lâcheté inversement proportionnelle à leur intelligence, non samedi j’ai pris conscience que bon nombre de personnes aiment encore les paysans que nous sommes, et sont effarés de voir le traitement qui nous est réservé. Restons combattifs, plus vigilants que jamais, mais aussi dignes et fiers et prouvons leur que notre vision de vivre les uns avec les autres est plus forte que la leur qui est de vivre les uns contre les autres.

Edito de Philippe Clément : Santé, bonheur

02/01/2020

A l’aube de cette nouvelle année, il est de coutume de vous présenter mes vœux. Alors avec un grand plaisir et au nom du Conseil d’Administration de la FDSEA, je vous présente à toutes et tous, tous mes vœux de bonheur, de réussite, et surtout de santé pour cette nouvelle année.

Dans ces périodes plutôt troubles et parfois compliquées pour notre profession, faisons le plein de tout ce qui peut nous être positif en tant qu’Hommes ; l’amour de nos proches, nos projets, tant personnels que professionnels, et une santé de fer pour mettre tout cela en œuvre.

Professionnellement, si l’année qui arrive pouvait se montrer clémente d’un point de vue météorologique, cela n’en serait que mieux. Espérons également qu’un projet politique cohérent se dessine, et soit capable de redonner de l’espoir et une vision à chacune et chacun d’entre nous. Espérons aussi que la volonté de construire une société les uns avec les autres soit plus forte que celle de construire les uns contre les autres.

A toutes et tous, bonne année, et surtout à la vôtre ! 

Philippe Clément, Président de la FDSEA 88

Edito de Philippe Clément : Repas sans viande dans les cantines... et mon cul, c'est du poulet ?

21/11/2019

Depuis le 1er novembre 2019, bon nombre de nos cantines proposent, ou plutôt imposent, à nos jeunes, un repas sans viande par semaine.

Sous couvert de la Loi Egalim et du tapage médiatique fait autour de cette annonce, les intendants, gestionnaires de cantine, certains élus également, ont tout simplement imposé un repas de ce type à nos enfants. Bref, une atteinte aux libertés individuelles. 

En effet, il est inconcevable qu’un courant de pensée dicte un mode d’alimentation pour quelque raison que ce soit, surtout quand les raisons invoquées relèvent du mensonge. Le message véhiculé à nos jeunes, malléables à souhait, est de leur dire que la viande est mauvaise, responsable de tous les maux sociaux, environnementaux. Bref, mensonge et baliverne !

Rappelons que pour certains, la cantine est le seul endroit où il est justement possible de manger de la viande et d’avoir un repas équilibré car, faute de moyens, cette dernière se fait rare à la maison. Rappelons également que nos anciens ont trop connu ces repas sans viande dans un passé douloureux pas si lointain. Rappelons aussi que dans les grottes de Lascaux par exemple, pas une salade, pas une carotte, pas un navet ne faisait partie de ces belles peintures murales. Non, du gibier, rien que du gibier ! Nos ancêtres avaient déjà compris l’importance d’une alimentation carnée. Loin de moi l’idée d’imposer à tous un mode d’alimentation mais il y a détournement de la loi lorsqu’aucun menu de substitution n’est proposé au «menu végétarien» ; c’est cela la véritable application de la loi et nous veillerons à ce qu’elle soit respectée. Il serait dommage que nous soyons obligés d’employer les mêmes méthodes que les détracteurs de l’élevage en nous invitant dans des cantines, les mairies, les Conseils départementaux ou régionaux afin de veiller à la liberté d’alimentation de nos enfants. 

Ceci est l’affaire de tous et c’est cela aussi «le vivre ensemble» !

Résultats Commission d'Agrément Vosges Terroir 29.10.19

30/10/2019

La Chambre d’Agriculture des Vosges organisait, mardi 29 octobre, la deuxième commission d’agrément Vosges Terroir 2019 au Domaine Saint Romary. 
Les 54 jurés ont bien travaillé : 66 produits ont reçu le précieux sésame, dont 24 avec coup de coeur (soit plus de 16/20 de moyenne). 5 produits ont même dépassé la note de 17,5/20 et ont reçu 3 coups de coeur, c’est suffisamment rare pour être précisé !
6 nouveaux producteurs rejoignent le réseau, ce qui porte à 91 le nombre de producteurs vosgiens sous la marque Vosges Terroir. (voir liste des produits agréés ci-dessous)

Fichier(s) à télécharger : CP-r-sultats-commission-agrement-vosges-terroir-29octobre2019.pdf

Les moissons 2019 en vidéo !

26/09/2019

Merci au Gaec de la Souche et à l'EARL des Herbures pour leur participation à cette vidéo des moissons captées par drone.

Dorénavant nous vous proposerons quelques vidéos sur cette page. Des idées ? N'hésitez pas à nous contacter !

Vendanges aux Coteaux du Montfort

26/09/2019

Début septembre, les adhérents de la coopérative des Coteaux du Montfort procédaient à leurs vendanges. Nous avons profité de l'occasion pour survoler les vignes alors que les vendangeurs commençaient la récolte.

France, veux-tu encore de tes Paysans ?

26/09/2019

Mardi 8 octobre, à l'appel de la FNSEA et de JA, les agriculteurs vosgiens se mobilisaient pour bloquer le rond point de Dompaire. Une opération de communication positive auprès des automobilistes afin de les sensibiliser notamment à l'impact des accords de libre échange sur leur alimentation au quotidien.
Une action coup de poing, comme un coup de semonce, pour dénoncer également l'agribashing et les sur-transpositions de normes. Plus d'informations dans notre édition du 11 octobre et plus de photographies sur notre page facebook : https://www.facebook.com/LePaysanVosgien